Le terme de maïeutique, aujourd’hui englobe des techniques de questionnement visant à permettre à une personne une mise en mots de ce qu’elle a du mal à exprimer, ressentir, ou ce dont elle a du mal à prendre conscience.
Il est ainsi utilisé en lien avec des techniques emphatiques développées par Carl Rogers, centrées sur l’affect, ou des techniques de méditation telles que l’altérocentrage.
Mon travail personnel de thérapeute est très proche de ce que Michel Foucault, en 1978 se rappelle de la leçon socratique «il y a longtemps qu’on sait que le rôle de la philosophie n’est pas de découvrir ce qui est caché, mais de rendre lisible ce qui précisément est visible, c’est-à-dire de faire apparaître ce qui est si proche, ce qui est si immédiat, ce qui est si intimement lié à nous-même que nous ne le percevons pas.»
On pourrait encore dire: s’ouvrir à une vision par le «noùs», dimension souvent oubliée. Le «noùs» est l’imaginaire créatif, la fine pointe de l’âme, c’est l’ «Imaginal» dont parle avec précision Henry Corbin.
Comme Paul Klee, je pourrais dire:
«l’art ne rend pas le visible, il le rend visible»